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Le 5è Congrès ordinaire tenu les 26, 27, 28 et 29 novembre 2006 à Ouagadougou. Nous vous en livrons la résolution finale et le texte sur le nouvel organigramme de notre Centrale syndicale.
LE Vè CONGRES ORDINAIRE Télécharger le texte sur le nouvel organigramme

UN NOUVEL ORGANIGRAMME POUR LA CGT-B
A LA LUMIERE DE SES 18 ANS DE VIE ET DE LUTTES

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Après dix huit ans de pratique pour l'organisation, l'implantation et la diffusion du syndicalisme révolutionnaire dans notre pays, il apparaît que des insuffisances, voire des déviations ont marqué la création et la gestion des structures syndicales, comme l'attestent les faits suivants :

- la nécessité d'une restructuration de certains syndicats professionnels ;
- les difficultés sur le plan de la gestion et de l'animation des structures créées (sections ou secteurs, comités CGT-B, unions provinciales, syndicats professionnels, etc.) ;
- la faiblesse des finances de la Confédération, qui pose un problème idéologique ;
- l'irrégularité de la parution du journal syndical qui prive la CGT-B d'un organe de diffusion du SRLC et les travailleurs d'un organe d'information et de formation ;
- la mauvaise compréhension de la question de l'unité d'action par certains camarades;
- etc.

S'appuyant sur ces constats, le CCN issu du 4ème congrès ordinaire avait soumis au 5ème Conseil syndical de janvier 2005 un document sur les questions organisationnelles de la CGT-B.

Le 5ème Congrès ordinaire de la CGT-B, tenu les 26, 27, 28 et 29 novembre 2006 est revenu sur la question de la restructuration de la Confédération. C'est ainsi qu'après avoir abordé tour à tour les questions de la restructuration des syndicats professionnels, des Comités CGT-B, des structures confédérales, des structures spécifiques et des permanents syndicaux, il a adopté un nouvel organigramme qui devra faciliter la gestion des structures de la CGT-B.


I. LA QUESTION DE LA RESTRUCTURATION
DES SYNDICATS PROFESSIONNELS :

Le 3ème Congrès ordinaire de la CGT-B, tenu en mars 1998 avait déjà relevé la nature fédérative de certains syndicats professionnels, qui n'était pourtant pas prise en compte par la structuration desdits syndicats. La nécessité de la réflexion avait été affirmée à ces assises.

Certains syndicats professionnels rencontrent en effet des problèmes de fonctionnement dans la mesure où certaines catégories de travailleurs appartenant à des secteurs d'activités spécifiques, se sentent insuffisamment ou même pas du tout pris en compte par le syndicat auquel ils appartiennent. Ce qui n'est pas sans poser des problèmes de mobilisation et d'engagement de ces travailleurs.

Le 4ème Congrès constatera en 2001 que ces difficultés se posaient toujours et recommandera en conséquence d'avancer sur la question de la restructuration des syndicats professionnels.


I. 1. Les insuffisances organisationnelles des syndicats professionnels :

I.1.1.- Constats:

Des syndicats professionnels de la CGT-B couvrent différentes branches d'activités. Certes, au niveau de ces syndicats, les travailleurs rencontrent des problèmes communs mais il n'en demeure pas moins qu'ils ont des revendications spécifiques que les plates-formes de lutte du syndicat ne peuvent pas prendre suffisamment en compte. Dans ces syndicats, souvent, une ou deux branches d'activités dominent les activités du syndicat.

A l'inverse, un syndicat de la CGT-B, qui est en réalité un syndicat de branche, est appelé fédération. Il s'agit de la F.N.B.P.B.

I.1.2. - Quelques causes possibles des insuffisances constatées:

Deux raisons expliquent ces insuffisances :

- la faiblesse numérique initiale des membres du syndicat à sa création,
- un manque d'esprit d'initiative, et des difficultés à aller de l'avant en prenant en compte les mutations subies par le syndicat.

I. 2. Les expériences vécues et les initiatives prises dans le cadre des restructurations des Syndicats Professionnels:

Aucun syndicat professionnel n'a jusque - là mis en œuvre une restructuration fédérative formelle. Cependant face aux difficultés rencontrées, certains syndicats ont initié des réponses organisationnelles plus ou moins avancées, de nature à faire face aux dysfonctionnements constatés.

L'expérience du SYNTER est intéressante à ce sujet. En effet, la question de la restructuration du SYNTER s'est posée depuis le 5ème congrès du syndicat tenu en 1991. Une analyse du congrès avait conclu à sa nécessité et la décision politique avait été prise de restructurer le syndicat. Les différents congrès étaient revenus sur la question et avaient donné mandat aux Bureaux Nationaux successifs de continuer la réflexion avec l'ensemble du syndicat en s'appuyant sur les plates formes revendicatives spécifiques par branches d'activités.

Le Bureau National issu du 9ème congrès a mis en œuvre cette recommandation en organisant pour les branches d'activités et les catégories professionnelles suivantes, des rencontres nationales au cours du dernier semestre 2003 : Recherche : Août ; Encadrement pédagogique du secondaire (Inspecteurs et Conseillers) : Septembre et octobre ; Enseignement technique : Octobre ; Sport et femmes : Novembre.

Ces rencontres qui ont accueilli des délégations venant des différentes localités ou sont présentes les branches d'activités, ont examiné, conformément à l'ordre du jour les problèmes spécifiques et les problèmes organisationnels.

Elles ont abouti aux conclusions suivantes:
- l'élaboration de plates formes revendicatives sectorielles;
- la décision de création d'une coordination des travailleurs par branche d'activité concernée ;
- La poursuite du travail d'organisation par les coordinations dans la perspective de création de syndicats de branche, tout en continuant les activités générales du SYNTER.

Ces conclusions ont été entérinées par le 10ème congrès ordinaire du SYNTER qui a défini les différentes coordinations.

I. 3. Les pistes de solution pour la restructuration de certains syndicats professionnels :

La démarche suivante peut être retenue pour engager le processus de restructuration de certains syndicats :

- Pendant une période transitoire, organiser les différentes branches d'activités des syndicats à restructurer et les faire fonctionner et lutter autour de plates-formes revendicatives spécifiques. Tirer les leçons de ces expériences pour envisager la restructuration ;
- Former les cadres syndicaux qui seront chargés de l'animation et de la gestion des nouvelles structures fédératives ;
- Envisager une séance de formation au sein de la CGT-B sur la notion et la structuration d'une fédération, sa différence d'avec un syndicat de branche ou d'une confédération.


II . LES COMITES CGT-B : SITUATION, EVOLUTION ET PERSPECTIVES :

Les "comités C.G.T.-B" sont des syndicats d'entreprise. Ils sont consacrés dans les textes fondamentaux de la Confédération depuis sa création en octobre 1988. Les Statuts et Règlement intérieur issus du IVè congrès ordinaire de septembre 2001 par exemple, prévoient ceci :

Au Titre IV (Adhésions) et à l'article 9 des Statuts, il est dit ceci : " …. La C.G.T.-B pourra accepter à titre exceptionnel et provisoire, des adhésions individuelles au sein des UP et/ou UD ". Plus loin, dans le Règlement Intérieur, l'article 2 stipule : " ….L'adhésion individuelle au sein d'une Union Provinciale (UP) ou d'une Union Départementale (UD) est soumise à la condition de l'inexistence d'un syndicat membre de la C.G.T.-B dans le secteur du postulant. " Quant à l'article 36, il énonce que : " …Les demandes d'adhésions individuelles sont introduites auprès des CCP du ressort qui les examinent en relation avec les CCD compétents. Tout CCP ayant accepté des adhésions individuelles est tenu d'en informer le CCN dans un délai de deux mois. Les cartes d'adhésions individuelles sont délivrées par le CCN ".

Comme on le note, les textes de la Confédération consacrant les comités CGT-B, indiquent en même temps leur caractère exceptionnel et provisoire. Le but recherché par les adhésions individuelles et la création des comités CGT-B est de permettre à la Confédération d'investir des secteurs dans lesquels elle n'a pas encore de syndicats professionnels.

Les comités C.G.T.-B devraient évoluer normalement vers des syndicats professionnels. Malheureusement à la date d'aujourd'hui, un seul syndicat professionnel a pu être créé à partir d'un comité CGT-B. Il s'agit du Syndicat National des Travailleurs de l'Agriculture (SYNATRAG).

Il est donc nécessaire de mieux appréhender la situation et l'évolution interne des comités C.G.T.-B dans le but de faire des propositions pour accélérer leur transformation en syndicats professionnels.


II.1. Etat des lieux des comités C.G.T.-B :

II.1.1. Secteurs d'implantation et évolution numérique des comités CGT-B:

Au lendemain de la création de la CGT-B, en 1988, de très nombreux travailleurs provenant de secteurs d'activités divers ont afflué vers la Confédération pour y adhérer à titre individuel et constituer par la suite des comités CGT-B. Ainsi dès 1992, l'Union Provinciale du Kadiogo par exemple, comptait 45 Comités CGT-B et celle du Houet 48, issus des secteurs suivants : Industrie, Banques et Assurances, Imprimerie, Pharmacies, Finances publiques, Prestations de service, Textile, Electricité, Transports.
Le nombre total de travailleurs de ces comités était estimé à 1500 au Kadiogo et à plus de 1800 dans le Houet.

Les comités CGT-B ont ainsi permis à la Confédération d'être présente dans de nombreux secteurs tant publics que privés où elle était absente. De ce point de vue, les comités sont des structures importantes pour la Confédération.

Cependant, dans certains cas, la création de comités CGT-B dans des secteurs où existaient des syndicats réformistes, a entraîné l'isolement de camarades combatifs.

II.1.2. Situation actuelle des comités CGT-B :

De nos jours, l'Union Provinciale du Kadiogo compte 45 comités CGT-B et l'Union provinciale du Houet, 39 comités CGT-B, soit, pour ces deux grands centres, 84 comités CGT-B ou syndicats d'entreprises.

Le dynamisme des premières années a baissé et de nombreux comités très motivés et très actifs au départ ont sombré dans la léthargie, devenant presque inexistants. La diminution des effectifs est sans doute liée aux restructurations, privatisations et liquidations des sociétés et entreprises dans le cadre des PAS mais la baisse de dynamisme est consécutive aussi à une certaine instabilité des comités CGT-B du fait de leur faiblesse organisationnelle. En effet, les comités CGT-B ne disposent pas de cadres internes de définition et de contrôle de l'exécution des taches, d'instances de formation syndicale comme les conseils syndicaux ou les congrès et du fait de leur caractère isolé (un comité par lieu de travail et non par secteur d'activités), leurs expériences syndicales sont limitées. De ce fait, leur niveau de conscience syndicale et politique est resté généralement bas et cela n'a pas permis aux comités de contribuer à la hauteur de leurs effectifs au rayonnement de la Confédération.

II.2. Perspectives pour les comités CGT-B :

Au regard du développement qui vient d'être fait, il est important que les comités CGT-B suivent leur évolution telle que prévue par les textes fondamentaux de la Confédération, c'est à dire leur mutation progressive en syndicats professionnels.

En considérant la représentation géographique et les niveaux d'organisation atteints, certains comités CGT-B peuvent connaître une évolution plus rapide. Bien entendu, un travail d'éducation politique et syndicale doit encore être mené en leur direction ainsi qu'une sensibilisation sur la nécessité du syndicat. En tout état de cause, des échéances devraient être fixées.


Pour les autres comités CGT-B, un travail de regroupement et une sensibilisation devront être entrepris (prestation de service, transport, etc.) en vue de donner une conscience d'appartenance au même secteur d'activités ainsi qu'un bon niveau de conscience syndicale.

Enfin, certains comités CGT-B, créés dans des secteurs d'intervention de syndicats professionnels devront intégrer progressivement ces syndicats tout en prenant en compte la nécessité de la restructuration desdits syndicats: Santé, Boulangeries, Bâtiments et travaux publics, mines et hydrocarbures, etc. Pour ce faire, les BN des syndicats professionnels et les bureaux des structures géographiques, devront informer régulièrement le BNC de l'état de ces mutations organisationnelles.

III. LES STRUCTURES CONFEDERALES :

Un des volets importants du document issu du 5ème Conseil syndical concerne les structures confédérales de la CGT-B.

Le nouvel organigramme de la CGT-B, s'articulera ainsi qu'il suit :

III.1. Au plan professionnel : (prendre en compte les analyses ci - dessus )

" Il s'agit des syndicats professionnels nationaux ainsi que des fédérations ;
" Quant aux comités CGT-B, ce sont des structures transitoires consacrées certes par les textes fondamentaux de la CGT-B mais qui doivent évoluer comme prévu en syndicats professionnels.

III. 2. Au plan géographique :

Le IVè congrès de la CGT-B de septembre 2001, a retenu le principe de la réorganisation de la CGT-B en unions départementales et provinciales. Le découpage en unions régionales avait été laissé en réflexion.

Cependant, l'évolution actuelle de la Confédération, les difficultés de gestion des structures actuelles, l'instabilité des découpages administratifs, l'impératif d'une bonne gestion des structures confédérales selon les capacités et les besoins de la CGT-B, imposent d'opter pour des Unions Régionales en vue d'une meilleure édification de la CGT-B.

III.2.1. Les Union Régionales :

Une "Union Régionale CGT-B" (UR-CGT-B) regroupe les structures syndicales CGT-B de plusieurs provinces en tenant compte de leur proximité, de la facilité de contact entre elles, des besoins et forces de la CGT-B.

L'Union Régionale CGT-B sera dirigée par un Bureau Régional Confédéral ( BRC) .

Un examen attentif a permis de retenir un découpage en onze (11) unions régionales de la CGT-B. Le regroupement des structures provinciales en unions régionales - CGT-B ne suit pas le découpage administratif actuel des régions, mais plutôt les besoins et les capacités organisationnels de la Confédération qui aura 11 structures géographiques à gérer au lieu de 45 potentiellement. Des Unions Locales seront créées à l'intérieur des Unions Régionales. Leur nombre sera fonction de la capacité organisationnelle et de fonctionnement de chaque Union Régionale.

Ainsi, les Unions Régionales CGT-B (UR/CGTB), seront au nombre de onze (11) réparties comme suit :

- UR/CGT-B des Hauts -Bassins: regroupant le Houet, le Kénédougou, le Tuy, avec pour chef-lieu Bobo-Dioulasso ;
- UR/CGT-B des Cascades : regroupant la Comoé, la Léraba, avec pour chef-lieu Banfora ;
- UR/CGT-B du Sud-Ouest : regroupant le Poni, la Bougouriba, le Ioba, le Noumbiel, avec pour chef-lieu Gaoua;
- UR/CGT-B du Mouhoun : regroupant le Mouhoun, le Sourou, le Nayala, la Kossi, les Banwa, les Balés, avec pour chef-lieu Dédougou ;
- UR/CGT-B du Centre-Ouest : regroupant le Boulkiemdé, le Sanguié, le Ziro, la Sissili, avec pour chef-lieu Koudougou ;
- UR/CGT-B du Centre : regroupant le Kadiogo, l'Oubritenga, le Ganzourgou, le Bazèga, le Kourwéogo, le Zoundwéogo, le Nahouri, avec pour chef-lieu Ouagadougou ;
- UR/ CGT-B du centre - Nord : regroupant le Sanmatenga, le Namentenga, le Bam, avec pour chef - lieu Kaya;
- UR/CGT-B du Nord: regroupant le Yatenga, le Soum, le Passoré, le Zandoma, le Lorum, avec pour chef-lieu Ouahigouya ;
- UR/CGT-B du Centre-Est: regroupant le Kouritenga, le Boulgou, le Koulpélogo, avec pour chef-lieu Tenkodogo;
- UR/CGT-B de l'Est : regroupant le Gourma, la Gnagna, la Tapoa, la Kompienga, la Komandjari, avec pour chef-lieu Fada-N'Gourma ;
- UR/CGT-B du Sahel: regroupant le Séno, l'Oudalan, le Yagha, avec pour chef-lieu Dori.

III.2.2. Les Unions Locales :

En vue de faciliter le travail de coordination et de gestion des structures syndicales membres à l'intérieur de chaque Union Régionale, il est créé des Unions Locales (UL) dirigées par des bureaux locaux confédéraux ( BLC).

Une Union Locale, regroupera toutes les structures syndicales de base des syndicats professionnels membres et des comités CGT-B de la localité. La limite territoriale de la localité est la limite de la commune et/ou ses environs. Pour des raisons d'efficacité, des Unions Locales ne devraient pas être formées dans les chefs lieux de régions.
Des règlements intérieurs des BRC devront prévoir des mécanismes de liaison d'avec les BLC relevant de leur région.
De cette réorganisation, disparaissent les Unions Provinciales (en principe 45) au profit des Unions Régionales (11).

III. 3. Les structures confédérales de direction :

III.3.1. Le Comité Confédéral National (CCN) :

Le nouveau CCN sera composé des secrétaires généraux des syndicats professionnels et des fédérations, des secrétaires généraux des unions régionales et du Bureau National Confédéral ( BNC).

Il sera un organe de contrôle de la mise en œuvre des orientations du congrès et du conseil syndical par le BNC ainsi que de définition de nouvelles tâches conformes aux besoins de bonne gestion des structures et de défense des intérêts des travailleurs selon le contexte national et international.

Le CCN se réunira en sessions ordinaires, deux (2) fois par an, avec la possibilité de sessions extraordinaires selon les besoins.

Le CCN remplacera alors le conseil de direction issu du 4ème Congrès.

Cette structuration permet :
- d'avoir une direction verticale opérationnelle et efficace sur les structures professionnelles et géographiques ;
- une meilleure circulation de l'information (circulaires, directives, etc.) ;
- l'échange des expériences des cadres syndicaux dans leur travail pratique d'organisation et d'animation sur les fronts professionnels et géographiques. Ainsi, la réunion du CCN sera une véritable rencontre vivante de discussion des problèmes de la Confédération et de prise de décisions importantes pour le renforcement de la Confédération et de ses structures, de son orientation.

III.3.2. Le Bureau National Confédéral (B.N.C.) :

Le BNC remplace le CCN issu du 4ème Congrès. Ce nouvel organe, élu par le congrès et donc responsable devant le congrès, sera l'organe de direction exécutive de la Confédération et de la mise en oeuvre des orientations du congrès sous le contrôle du CCN ( nouveau).

C'est un organe exécutif et de prise d'initiatives dans la gestion quotidienne de la Confédération, dans le contrôle et la régulation de la vie interne de la Confédération, dans la représentation de la personnalité morale et juridique de la CGT-B. Il organise le suivi de l'activité d'ensemble du CCN. Ainsi, à chaque rencontre du CCN, il fait ressortir les acquis et les insuffisances de fonctionnement au niveau de la Confédération et fait des recommandations appropriées.

Il est élu par le Congrès sur propositions des syndicats professionnels membres et/ou des Unions Régionales. Il se réunit une (1) fois par mois.

III.3.3. Le secrétariat permanent :

Cette nouvelle structuration permet de redéfinir le rôle du secrétariat permanent. Il sera une structure légère, chargée d'appuyer le Secrétariat Général dans la gestion quotidienne des questions relevant de la Confédération et dans la préparation des réunions mensuelles du BNC.

III.4. Les Commissions spécialisées près le BNC:

L'expérience de fonctionnement des trois commissions créées au 4ème congrès, montre ceci :
- de ces trois commissions, seules deux ont été formellement installées. La 3ème la commission Presse, n'a pas vu le jour ;
- la commission Formation syndicale et celle chargée des questions sociales sont celles qui ont le mieux fonctionné.

Pour prendre en compte l'importance des questions financières de la Confédération et de ses structures, une 4ème commission, celle chargée des affaires économiques et financières a été créée par le 5ème congrès

Il est indispensable que ces commissions soient étoffées et dynamisées pour soutenir le travail du CCN et du BNC.

III.4.1. La commission " formation syndicale " de la CGT-B :

La commission " formation syndicale " de la CGT-B est un vrai département de la formation politique et syndicale de la CGT-B. Elle a pour objet de dispenser en fonction des besoins des régions, des cours permanents de formation à l'endroit des camarades qui assument des responsabilités de première ligne au niveau de la Confédération : BNC, BRC, BLC, membres des bureaux des sections ou secteurs des syndicats professionnels, délégués syndicaux et du personnel, membres de commissions spécialisées.

La commission doit apporter aux bénéficiaires, les éléments de connaissances théoriques et pratiques nécessaires pour animer et diriger la structure syndicale dont ils ont la charge, être à la hauteur des responsabilités de gestion théorique et pratique des structures de la Confédération.

Les cours doivent être appuyés par des conférences, des exposés - débats, l'instruction des conflits en cours, les visites d'entreprises, les supports audiovisuels, etc.

L'existence de bibliothèques syndicales serait un atout important pour accompagner la formation.

En tant qu'institution spécifique près le BNC, la commission " formation syndicale " de la CGT-B sera composée de cadres syndicaux et dirigée par un commissaire confédéral.

III.4.2. La commission " aux questions sociales et juridiques " de la CGT-B.

La commission " aux questions sociales et juridiques " devra imprimer plus d'importance à l'étude et à la résolution des questions sociales et juridiques. Cette commission sera également chargée du suivi des normes du BIT. Elle est dirigée par un Commissaire Confédéral.

III.4.3. La commission " Presse " de la CGT-B.

L'importance du journal syndical et des autres questions de la presse syndicale imposent sa mise en place effective et sa dynamisation. Elle est dirigée par un Commissaire Confédéral.

III.4.4. La commission " aux affaires économiques et financières " de la CGT-B.

Elle comprend en son sein des spécialistes des questions économiques et financières. Elle fera des propositions motivées au BNC en vue de décisions pour la résolution de l'épineuse question des finances de la Confédération. Elle contribue également à la mise en œuvre par les structures, des décisions prises en la matière. Elle se saisit des problèmes économiques au plan national et international afin d'éclairer le BNC et l'ensemble de la Confédération, pour des prises de position correctes et pour la formulation des revendications appropriées.


IV. LES QUESTIONS SPECIFIQUES INTERESSANT LA CONFEDERATION:

IV.1. La question spécifique de la mobilisation et de l'organisation des femmes travailleuses au sein de la Confédération.

La question de la mobilisation des femmes dans les syndicats, notamment au sein de la Confédération, reste un problème posé et à résoudre.

Du congrès constitutif de la CGT-B (1988) au 5ème Congrès ( 2006) le nombre de femmes au sein du CCN puis du BNC est passé de zéro à trois (1er CCN, 1988 = 0 ; 2ème CCN 1991 = 1 ; 3ème CCN 1994 = 1 ; 4ème CCN 1998 = 2 ; 5ème CCN 2001= 3 ; 6ème structure de direction (BNC) = 3

Il faut relever que c'est seulement depuis le 4ème Congrès ( 2001) qu'une femme occupe un poste de direction autre que celui des questions de la femme, à savoir le poste de trésorière générale. Par la même occasion, depuis le 3ème congrès (1998), le poste de responsable des questions de la femme est renforcé par une adjointe.

Cependant, les résultats de cette réorganisation interne et de cette volonté de résoudre la question restent faibles.

Concrètement, les comités féminins qui devraient être des cadres de regroupements spécifiques des militantes CGT-B d'une même Union provinciale sont pratiquement inexistants. La formation spécifique dont devraient bénéficier les militantes n'a pas toujours reçu les moyens nécessaires pour ce faire. Il faut donc repenser notre politique de mobilisation et d'organisation spécifique des femmes travailleuses au sein de la CGT-B.

Pour cela, le congrès a retenu la nécessité :
- d'intensifier la formation syndicale de celles qui ont adhéré à la CGT-B et qui s'y battent afin d'élever leur niveau de mobilisation verticale;
- d'initier des activités spécifiques d'informations, de sensibilisation et de mobilisation de femmes travailleuses dont des campagnes de recrutement au niveau des UR et UL ;
- de mettre en place des structures légères de coordination des activités spécifiques des militantes sous la direction des BRC et des BLC. Ces structures légères de coordination comportant 2 ou 3 membres de direction dont le 1er responsable ne sera pas obligatoirement une femme si les conditions ne sont pas réunies ;

Des programmes spécifiques pour les activités des militantes devront être définis et mis en œuvre au sein des UR et UL.

IV.2. La question des retraités (ou retraités CGT-B) :

La CGT-B a dix huit ans de vie active. Durant cette période de nombreux militantes et militants sont allés à la retraite. Ils connaissent divers problèmes sociaux dont la gestion est complexe et différente de celle des problèmes de l'activité professionnelle. Même si la législation du travail prévoit qu'ils peuvent continuer à militer dans leurs syndicats (les statuts de la CGT-B le consacrent également), il reste que dans la pratique leur statut est différent de celui de ceux qui demeurent en activité.
Il existe au niveau national, une association des retraités des secteurs parapublic et privé.

L'option retenue pour les camarades retraités est de les encourager à militer au sein de cette structure existante, en vue de renforcer ses capacités et de l'améliorer. Il y a lieu en effet, de prendre en compte son caractère national, couvrant tous les retraités des secteurs public, parapublic et privé en vue d'assurer la défense et l'amélioration de leurs droits et intérêts.

IV.3. La question des déflatés et autres sans emplois (chômeurs).

Là également, il existe une association des déflatés des entreprises parapubliques et privées. Mais cette association reste limitée à une catégorie de chômeurs.
L'actuelle ANTD (Association Nationale des Travailleurs Déflatés) gagnerait à être restructurée dans le sens d'en faire un cadre national de lutte et de défense de l'ensemble des chômeurs.

IV.4. La question du secteur informel.

Avec les activités initiées par l'ensemble des Centrales Syndicales au niveau du secteur informel, une réflexion doit être faite en liaison avec les dispositions légales sur la représentativité syndicale. On assiste en ce moment à la mise en place de bureaux associatifs au niveau des vendeuses de légumes, des coiffeurs et coiffeuses, des soudeurs, bref au niveau des corps de métiers.

Il est intéressant de noter que l'actuel Code du Travail n'a pas consacré l'existence des associations professionnelles comme institutions professionnelles.

De façon formelle, il faut faire le bilan de notre participation aux activités du PRASEI et dégager les tâches qui s'imposent aux délégués qui évoluent sur ce front et aux BRC concernés.

V. LA QUESTION DES PERMANENTS SYNDICAUX

Le mouvement ouvrier a bien perçu dès le départ cette préoccupation car l'activité syndicale de lutte de classes exige beaucoup de disponibilité. Par la suite, la bourgeoisie s'en est inspirée et paie grassement ses permanents syndicaux chargés de distiller au sein des travailleurs et surtout au sein de la classe ouvrière l'esprit de facilité, le fatalisme et le libéralisme.
L'institution de permanents syndicaux au niveau de la CGT-B s'impose à nous. Cela repose avec acuité la nécessité de la résolution du problème des ressources financières.

En tout état de cause, le nouvel organigramme adopté par le 5ème congrès exige de toutes les structures de la Confédération et de leurs dirigeants ( BNC, BRC, BLC, BN/SP, UR, UL, secteurs, sections, comités - CGT-B) une mobilisation conséquente en vue de sa mise en œuvre et pour la résolution correcte des nombreux défis qui se posent à la CGT-B.


Ouagadougou, le 29 novembre 2006


Le 5ème Congrès ordinaire.

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